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25 août 2007

LES RELATIONS INTERNATIONALES DE 1947 A 1962

    La seconde Guerre Mondiale est totale par son ampleur. La planète entière est touchée et sur le plan humain le choc est effroyable. Ceci entraîne un profond bouleversement géopolitique.

Deux grand libérateurs, États-Unis et URSS, prétendent détenir les solutions d’un avenir meilleur et comptent bien installer des idéologies antagonistes.

Cet antagonisme se transforme en 1947, en opposition ouverte : c’est le début de la "GUERRE FROIDE".

    Cependant, cet affrontement idéologique peut-il suffire à résumer les Relations Internationales de 1947 à la "CRISE DE CUBA"? Dès lors, quelles sont les conséquences et les limites de cette rivalité sur cette période?

    Comment les États-Unis et l’URSS s’imposent-ils dans ce combat idéologique? L’affrontement armé, même par pays interposés, ne présente-il pas un danger majeur pour le reste du monde mais aussi pour eux-même?

    Toutefois, s’il y a risque de "fissures" à l’intérieur de chaque camp et de catastrophe mondiale, n’est-ce pas, là, le moyen d’établir une "coexistence pacifique" que rend possible la mort de Staline?

Enfin et encore, pourquoi et comment éviter un conflit majeur frontal?

    En 1946, les États - Unis sont les grands vainqueurs de la seconde Guerre Mondiale, sur le plan militaire, économique et géographique. Ils sont, en effet, victorieux en Europe de l’Ouest et en Asie.

Si l’URSS sort aussi victorieuse, les pertes en revanche sont sévères et lourdes tant sur le plan humain, qu’économique.

Cependant, comme les États-Unis, l’URSS n’entendent pas jouer les seconds rôles. L’Armée Rouge occupe une grande partie de l’Europe. De plus, grâce à la "stratégie du salami", les pays occupés tombent rapidement, lors des élections, aux mains des communistes.

Ces pays deviennent des "Pays Satellites" de l’URSS.

Conscient que le communisme trouve un écho favorable sur le terrain du désespoir et qu’un "Rideau de Fer" s’abat sur l’Europe, les États-Unis (première puissance militaire et économique mondiale) réagissent.

En 1947, le président américain TRUMAN propose d’aider les pays qui refusent le communisme.

Il s’agit d’une aide militaire : "DOCTRINE TRUMAN" (ou encore "containment" , "endiguement") ; elle se caractérise par un budget militaire en hausse, une politique de réarmement, arrêt de la démobilisation de armées américaines en Europe.

Elle est doublée pour l’Europe d’une aide économique : le "PLAN MARSHALL".

Il s’agit donc d’un complément de la doctrine Truman mais se veut plus pacifiste et réaliste en favorisant la coopération économique (13 milliards de dollars de l’époque à toute l’Europe).

L’URSS n’accepte pas cette aide et intime l’ordre aux pays dits "satellites" de la refuser.

D’une seule voix, les communistes (France et Italie) dénoncent l’hégémonie américaine et soutiennent le "RAPPORT JDANOV".

Ce rapport divise le monde en deux camps :

Le « premier », anti-impérialiste, démocratique et anticapitaliste soutenu par l’URSS.

Le « deuxième », impérialiste soutenu par les États-Unis.

Ceci donne naissance au "KOMINFORM" (un bureau international d’information et de coordination des communistes) qui organise la riposte au "Plan Marshall" en durcissant les Partis Communistes étrangers.

Chacun étend sa domination hors de ses frontières, les deux anciens alliés s’accusent mutuellement d’expansionnisme.

Cette année 1947 marque le début de la « Guerre froide ». Le sort de l’Allemagne n’est toujours pas fixé et symbolise cette rupture.

En 1947, à l’initiative des États-Unis, 80 pays signent à Genève, dans le cadre de l’O.N.U, un accord favorisant le libre échange et une baisse des droits de douanes : accords G.A.T.T.

En 1948, les pays européens qui acceptent le "Plan Marshall" créent l’O.E.C.E. (Organisation Européenne de Coopération Économique).

Sur le plan militaire, les occidentaux s’organisent autour d’une alliance défensive contre l’URSS : l’Alliance Atlantique.

En 1949, cette alliance donne naissance à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord "O.T.A.N.".

Le modèle soviétique, aux ordres de STALINE, impose dans les "pays satellites" la mise en place des "DÉMOCRATIES POPULAIRES" (théories marxistes poussées à l’extrême).

En 1948, les pays occupés par l’Armée Rouge signent le Conseil d’Assistance Économique Mutuelle dont l’URSS, l’Albanie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Mongolie, Roumanie, Tchécoslovaquie.

La Yougoslavie qui n’est pas occupée par l’Armée Rouge refuse , semant plus qu’une déception dans le camp communiste.

Ce même camp communiste gagne la Tchécoslovaquie grâce à la "stratégie du salami" et les milices ouvrières : c’est le "COUP DE PRAGUE".

Grâce à la guérilla dirigée par MAO, la Chine nationaliste devient communiste. Ceci fait craindre une extension en Asie et en Europe de la contagion communiste.

Cette bataille idéologique pousse les deux grands à l’affrontement aux travers de deux crises :

En Europe, la "CRISE DE BERLIN". Les occidentaux décident pour l’Allemagne, la création d’une monnaie, le "DEUTSCHE MARK".

Staline décide le "BLOCUS DE BERLIN OUEST" mais ne parvient pas à « l’asphyxier » car les américains organisent un pont aérien géant. En 1949, Staline lève le blocus.

Ceci entraîne la création de la République Fédérale d’Allemagne à l’ouest (R.F.A.) et la République Démocratique Allemande à l‘est (R.D.A.).

En Asie, la Corée, au nord communiste et au sud pro-occidentale est le théâtre d’un affrontement. Le nord envahit le sud. Les occidentaux sous l’égide de l’O.N.U. condamnent fermement cette agression puis interviennent. La Chine communiste entre dans ce conflit qui se stabilise au 38è parallèle. Ceci débouche sur une guerre.

En 1953, le bilan est de 2 millions de morts. La Corée reste divisée comme l’Allemagne.

Les deux grands ont-ils les moyens de s’affronter aux quatre coins du monde?

Cette "Guerre Froide" participe à l’affaiblissement des deux grands. De plus, des velléités d’indépendance naissent dans de nombreux pays. Elles interfèrent dans l’affrontement "BIPOLAIRE" Est-Ouest.

Les Relations Internationales sont totalement modifiées.

   

    Dès lors, ne vaut-il pas mieux souhaiter un réchauffement des relations États-Unis, URSS?

En 1953, STALINE décède mais le régime ne change que peu. C’est un émoi considérable dans le "monde communiste". KHROUCHTCHEV lui succède. Une ouverture est-elle possible?

L’URSS soutient la guérilla communiste en Indochine en fournissant des armes. Les États-Unis, réticents au début, se décident de soutenir financièrement la France mais la défaite de DIEN BIEN PHU donne la victoire aux Viet-Minh et un espoir à d’autres peuples.

En 1954,, la France reconnaît à Genève, l’indépendance du VIÊT-NAM (partition), du LAOS et CAMBODGE, ex Indochine.

En 1955, en réponse à l’adhésion de l’Allemagne à l’O.T.A.N. et la création de nombreux systèmes d’alliance comme l’ANZUS, l’OTASE, l’URSS donne naissance à une alliance militaire regroupant tous les États communistes (sauf la Yougoslavie) ; il s’agit du "PACTE DE VARSOVIE".

Malgré ces tensions « frontales » ou indirectes, au travers des guerres régionales, un traité ratifie la fin de l’occupation de l’Autriche en échange de sa neutralité (1959).

N’est-ce pas là, un début de "coexistence pacifique"?

Les deux grands se livrent une compétition sur le terrain politique, économique et militaire. Il s’agit de gagner les pays du Tiers-Monde en condamnant le colonialisme, la conquête spatiale et fait inquiétant la course aux armements avec la bombe nucléaire : c’est "L’ÉQUILIBRE DE LA TERREUR".

Aussi, en 1956, KHROUCHTCHEV lors du XXè congrès du P.C.U.S. annonce et valide la "COEXISTENCE PACIFIQUE" basée sur un respect mutuel de l’intégrité territoriale et de la souveraineté, non agression, non ingérence dans les affaires intérieures, égalité et avantage réciproque, coexistence pacifique et coopération économique.

Dans le même temps, KHROUCHTCHEV poursuit la déstalinisation et dissout le Kominform.

Aux États-Unis, le président EISENHOWER, farouche anticommuniste et favorable au "ROOL-BACK" accepte cette idée de "coexistence pacifique", c’est le "DÉGEL".

Le dirigent égyptien NASSER souhaite nationaliser le canal de Suez. Dans l’esprit de la coexistence pacifique, les États-Unis et l’URSS obligent le retrait militaire de la France, Grande Bretagne et Israël. Ceci participe un peu plus au déclin des français et britanniques de même qu’une fissure dans le bloc de l’ouest.

Dans le bloc de l’est, une fissure apparaît en HONGRIE. Les chars de l’Armée Rouge écrasent dans le sang le soulèvement populaire et l’insurrection de Budapest contre les Soviétiques.

Le bloc de l’ouest, comme pour valider la coexistence pacifique, n’intervient pas.

    Ces graves crises menacent la paix mais l’on évite l’escalade. Chacun exerce sa puissance à l’intérieur de son propre bloc. Toutefois, la compétition à la suprématie idéologique ne cesse pas.

Ainsi en 1957, les soviétiques envoient le premier satellite (SPOUTNIK). Afin de "rattraper et dépasser les États-Unis", ils se lancent en 1959 dans un vaste plan de développement économique en soutenant la consommation, le logement, l’agriculture avec la mise en valeur des "terres vierges". La condition de vie de la population est prise en compte.

Côté américain, l’économie de guerre participe à l’enrichissement du pays.

En 1959, KHROUCHTCHEV conscient qu’URSS et États-Unis partagent "une seule planète" se rend aux États-Unis et prononce devant l’O.N.U. un discours en faveur du démantèlement des forces armées, de l’armement nucléaire ainsi que la création d’un organisme de contrôle.

N’est-ce pas là, la "détente"?

Pourtant, en 1961, à CUBA, FIDEL CASTRO menace les intérêts américains et provoque un débarquement dans la "BAIE DES COCHONS". Ce sont des exilés cubains appuyés par la marine américaine. Mal préparés, c’est un fiasco total pour le président KENNEDY et son gouvernement, plongeant les États-Unis dans une crise politique.

En Europe, devant l’émigration massive des allemands de l’est à l’ouest, la R.D.A. élève une ligne barbelée. Cinq jours plus tard, à Berlin, un "MUR" jalonné de 256 postes de garde, matérialise la coupure hermétique entre les deux blocs.

En 1962, à CUBA, FIDEL CASTRO se tourne vers l’URSS et accepte son aide militaire. Les Soviétiques installent des fusées nucléaires à portée des États-Unis. Le monde est au bord d’une guerre nucléaire. Un contact secret entre KENNEDY et KHROUCHTCHEV évite l’escalade. L’URSS retire ses fusées. En échange les États-Unis s'engagent de lever le blocus et de ne pas tenter de renverser CASTRO. C'est un demi succès pour les américains et l’orgueil de Khrouchtchev est sauf.

Cet évènement est lourd de conséquences et prouve si besoin était qu’à tout moment une crise peut dégénérer en guerre nucléaire.

Les deux grands installent entre Washington et Moscou le "TÉLÉPHONE ROUGE". Il n’est plus question de réponse militaire massive à chaque tension mais de riposte graduée : c’est bel et bien la "DÉTENTE".

    Avec la fin de la seconde Guerre Mondiale c’est la fin du nazisme et le déclin de l’Europe. Les deux grands vainqueurs de l’idéologie nazie recherchent la suprématie au point de mettre avec leur puissance la planète en péril. Malgré les tensions, les crises, le camp communiste émet, après la mort de Staline, des propositions d’entente que des farouches anticommunistes acceptent. La peur d’une guerre totale nucléaire joue un rôle important. Mais cet affrontement, ce face à face, entraîne des pays tiers et affaiblit les deux grands.

Dès lors, cette année 1962 ne marque-t-elle pas un tournant de la "guerre froide" : fin ou prolongation? Le bouleversement géopolitique et la peur majeure du nucléaire peuvent-ils mettre fin à cet affrontement bipolaire et à de nouveaux conflits armés?

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17 août 2007

la guerre d'Algérie

12 août 2007

Décolonisation de 1955 à 1975

IV LA DÉCOLONISATION DE 1955 A 1975

1°) De l’Afro-Asiatisme au non-alignement

1955 : conférence afro-asiatique de Bandoung ou Bandoeng (Indonésie avril 1955), l’Asie est presque décolonisée, la décolonisation de l’Afrique est en bonne voie.

Problème : est-ce une véritable indépendance ou une indépendance virtuelle?

La guerre froide impose le Monde Bipolaire, les jeunes nations auront du mal à échapper à la tutelle d’un des deux grands, malgré le mouvement des non-alignés et la tentative de troisième voie ou Tiers Monde, vers un Monde Multipolaire.

a) la conférence de Bandoeng (avril 1955)

Dès 1947 on assiste à un rapprochement de l’inde avec les pays nouvellement indépendants car elle redoute l’affrontement des deux "grands" en Asie et l’impérialisme du dollar.

Elle développe un courant NEUTRALISTE à travers des conférences régionales.

La conférence de Bandoeng en Indonésie se tient à l’initiative de SOEKARNO et NEHRU ; pour L.S. SENGHOR (Sénégal) elle exprime "la prise de conscience de leur éminente dignité par les peuples de couleur… et… la mort du complexe d’infériorité".

29 états présents : 23 asiatiques et 6 africains ; c’est la consécration de "l’afro-asiatisme".

Il y a deux États socialistes dont la Chine et 7 États pro-occidentaux.

La condamnation du colonialisme sous toutes ses formes, est générale.

La conférence prône le règlement pacifique des conflits et l’interdiction des armes nucléaires.

Les problèmes de développement économique et culturel du TIERS-MONDE sont posés, ils concernent alors la moitié de l’humanité, NASSER parle d’une "internationale des pauvres".

BANDOENG "festival des peuples de couleurs" accélère la décolonisation et affirme une troisième voie neutraliste, pourtant on critiquera l’idéalisme de "l’esprit de Bandoeng".

b) Le mouvement des non-alignés : Conférence de BELGRADE (Septembre 1961).

La YOUGOSLAVIE, exclue en 1958 du camp soviétique, se rapproche vite du camp neutraliste, elle rassemble à Belgrade, 25 pays réunis par TITO, NEHRU, NASSER, c’est la fondation du MOUVEMENT DES NON-ALIGNES.

La Chine, le Nord Vietnam, la Turquie, le Pakistan sont absents.

Critiques contre :

-La logique des deux blocs

-Le sionisme

-L’apartheid

-Les dernières colonies

Champion de la COEXISTENCE PACIFIQUE, les non-alignés refusent de constituer un troisième bloc.

Rapidement les divisions apparaissent et le choix d’un camp s’impose.

Les « pays modérés » (Afrique, Amérique Latine) optent pour le camp occidental, CUBA choisit l’URSS, tandis que NASSER veut jouer sur la division des deux.

1973 : Conférence d’Alger : priorité à la lutte pour un nouvel ordre économique mondial.

2°) LA DEUXIÈME VAGUE DE DÉCOLONISATION :

De 1958 à 1968 près de 50 pays deviennent indépendants : 38 en Afrique , 4 en Asie, 4 en Amérique.

a) MOYEN-ORIENT :

La décolonisation du Moyen-Orient est stimulée par la Ligue Arabe, et Nasser qui devient le champion de la cause arabe après la création d’Israël (1948)

1952 : Le roi Farouk est renversé par un mouvement de jeunes officiers qui proclament la République égyptienne.

1954 : Nasser prend le pouvoir, les dernières troupes anglaises partent.

1956 : Pour financer la construction du barrage d’ASSOUAN, Nasser nationalise la Compagnie du Canal de Suez ; réaction militaire anglaise, française et italienne, stoppée par l’URSS, les Etats-Unis et l’O.N.U, c’est la CRISE DE SUEZ. Nasser se tourne ensuite vers l’URSS qui l’arme et l’aide (jusqu’en 1974).

De 1957 à 1967, les anglais se retirent de CHYPRE, MALTE, du SUD-YEMEN et des ÉMIRATS ARABES du GOLFE PERSIQUE.

b) AFRIQUE DU NORD : voir cours sur la France


L'ALGERIE

Documentaire et film :

http://opecafe.canalblog.com/archives/2007/08/17/5921980.html


"L'INDEPENDANCE DE LA TUNISIE"

http://www.dailymotion.com/AlDabaran/video/xw6za_part-1-independance-de-la-tunisie

http://www.dailymotion.com/AlDabaran/video/xw6xi_part-2-independance-de-la-tunisie

http://www.dailymotion.com/AlDabaran/video/xw6z7_part-3-independance-de-la-tunisie


c) AFRIQUE NOIRE :

La décolonisation française est progressive :

1956 : loi-cadre Defferre qui accorde l’autonomie interne.

1958 : les colonies d’Afrique Noire sont associées à la communauté (sauf la guinée qui opte pour l’indépendance immédiate).

1960 : indépendance de toutes les colonies avec des accords de coopération avec la France.

De 1957 à 1966 : Décolonisation de l’Afrique noire britannique

1960 : décolonisation du CONGO BELGE violente, après plusieurs années de troubles, la sécession du KATANGA, la province la plus riche (uranium, diamant, minerais) devient un enjeu de la rivalité Est-Ouest ; Patrice LUMUMBA, leader révolutionnaire sera assassiné par MOBUTU.


Patrice LUMUMBA

http://www.dailymotion.com/relevance/search/lumumba/video/xginu_lumumba_news


L’EX-CONGO BELGE plonge pour des années-homme les guerres ethniques, la corruption, et le pillage de ses énormes richesses.

De 1961 à 1974 : guerres pour l’indépendance des colonies portugaises : MOZAMBIQUE, ANGOLA, GUINÉE-BISSAU, et îles du CAP-VERT.

La "RÉVOLUTION DES OEILLETS" met fin à la dictature au Portugal et met fin aux guerres coloniales en accordant l’indépendance (1974-1975).

"RÉVOLUTION DES OEILLETS" :

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http://www.dailymotion.com/relevance/search/portugal+histoire/video/xv5o8_portugal-la-revolution-des-oeillets_politics

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23 juillet 2007

Chronologie décolonisation

3 Figures NEHRU (Inde), HO CHI MINH (Vietnam), NASSER (Égypte)

Mais aussi SOEKARNO (Inde Néerlandaises), GANDHI (Inde)

1943 INDÉPENDANCE LIBAN SYRIE

1944 CONFÉRENCE BRAZZAVILLE

1945 (8 Mai) ÉMEUTES SÉTIF

1945 (Septembre) VIETNAM PROCLAME INDÉPENDANCE

1946  IVè REPUBLIQUE / TERME UNION FRANÇAISE

(Décembre) DÉBUT INDOCHINE / ÉCRASEMENT RÉVOLTE MADAGASCAR

1947 DÉBUT GUERRE FROIDE / INDÉPENDANCE INDE - PAKISTAN

1949 NAISSANCE ISRAËL / INDÉPENDANCE INDONÉSIE

1950 OFFENSIVE VIET FRONTIERE CHINOISE "RC4"

1954 (Mai) DÉFAITE DIEN BIEN PHU

(Juin) MENDÉS FRANCE

(Juil) FIN INDO (Vietnam, Laos, Cambodge) ACCORDS GENÈVE

(1er Nov) INSURRECTION ALGÉRIE DÉBUT GUERRE (déclaration « l’Algérie c’est la France »)

1955 CONFÉRENCE BANDUNG / BRIONI

1956 INDÉPENDANCE MAROC - TUNISIE / « SUEZ »

LOI DEFERRE HOUPHOUËT BOIGNY "OUTRE-MER"

GUY MOLLET ENVOIE CONTINGENT EN ALGÉRIE

1958 (Mai) ÉMEUTES COUP DE FORCE ALGER

(Juin) DE GAULLE PRÉSIDENT CONSEIL / FIN IVè RÉPUBLIQUE

(déclaration « JE VOUS AI COMPRIS »)

1959 (Sept) DE GAULLE : "AUTODÉTERMINATION ALGÉRIE"

FRACTURE ENTRE "PRO ET ANTI"

1960 INDÉPENDANCE AFRIQUE NOIRE FRANÇAISE / MADAGASCAR

1961 CONFÉRENCE BELGRADE "Non Alignés" Tito Nehru Nasser

1962 ACCORDS EVIAN INDÉPENDANCE ALGÉRIE

1973 CONFÉRENCE ALGER "Non Alignés"

1975 MOZAMBIQUE / ANGOLA (contre Portugal)

CONCLUSION :

Les rivalités EST/OUEST et même MULTIPOLAIRES entraînent de lourdes conséquences sur les "pays pauvres".

Le TIERS MONDE politique devient TIERS MONDE économique.

Ces conséquences sur fond de nationalisme, de religieu et ethnique causent affrontements, début de guerre civile comme en 1991 en Algérie, en 1994 le GÉNOCIDE Rwandais.

En marge de la décolonisation, on assiste à des massacres avec l’éclatement de la YOUGOSLAVIE.

18 juillet 2007

LES FRONTS POPULAIRES

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18 juillet 2007

Le fascisme italien

18 juillet 2007

STALINE

18 juillet 2007

De Nuremberg à Nuremberg

9 juillet 2007

GUERRE D'ESPAGNE

7 juillet 2007

LA DÉCOLONISATION

La décolonisation est le vaste mouvement par lequel les peuples colonisés ou dominés accèdent à leur indépendance nationale, leur reconnaissance internationale, et l’affirmation de leur identité.

Les empires coloniaux avaient déjà été ébranlés avant 1939 ; la deuxième guerre mondiale est suivie d’une remise en cause de ces empires, conséquence de l’affaiblissement de l’Europe sur la scène internationale au profit des deux grands vainqueurs, rapidement rivaux : les Etats-Unis et l’URSS.

La décolonisation c’est aussi la tentative d’émergence d’un troisième bloc entre EST et Ouest : le TIERS MONDE.

Remarque : Tiers-monde par la suite devient synonyme de pauvreté et sous-développement, ce qui va être le cas de nombreux pays décolonisés.

CHRONOLOGIE : http://opecafe.canalblog.com/archives/2007/07/23/5695302.html

Les conditions de la décolonisation

1°) Importance de la seconde guerre mondiale

a) Le déclin de l’Europe

Le prestige des pays dominateurs est fortement atteint par leurs défaites face aux dictatures.

Ex : le Japon ose se présenter comme le champion de « l’émancipation de la Grande Asie Orientale », il promet l’indépendance aux pays qu’il occupe, seule la Birmanie l’obtiendra en 1943.

Ex : En Irak, Égypte, Tunisie, les nazis allemands tentent de dresser les nationalistes contre les Alliés.

Ex : l’Italie perd ses colonies en 1942.

Vainqueurs ou vaincus, les états colonisateurs européens sortent très affaiblis de la guerre, c’est le déclin de l’Europe.

b) Utilisation des empires coloniaux pour la victoire

Ex : utilisation massive des troupes coloniales qui espèrent obtenir les mêmes libertés que leurs métropoles, ces hommes apprennent aussi à faire la guerre.

Ex : utilisation des richesses des pays colonisés : matières premières, production alimentaires, d’où enrichissement des commerçants locaux, mais aussi ébranlement des société traditionnelles avec renforcement de l’exode rurale et de l’urbanisation.

c) des idées de liberté

Les Alliés présentent la lutte contre le fascisme comme étant le combat pour la Liberté et la Démocratie.

Dans la Charte de l’Atlantique (voir guerre froide!!!!!!!!!!!!!!) ils affirment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes face à la domination soviétique.

Cette Charte prend vite une valeur universelle bien que les nations colonialistes veuillent la limiter à l’Europe.

1942 : promesse d’émancipation pour l’inde, l’Indonésie, la Syrie et le Liban.

2°) Différentes attitudes des métropoles face à la décolonisation.

a) France, Pays-Bas : refus et guerre.

Début 1944 : conférence de Brazzaville (Congo Français) avec les gouverneurs d’Afrique Noire, on envisage le droit à la "gestion de leurs propres affaires" pour les indigènes intégrés à la communauté française, mais la France refuse toute idée d’autonomie et réprime avec violence les nationalistes nord-africains.

La Constitution de 1946 (IVe République) supprime le statut d’indigène et le travail forcé en proclamant l’égalité des droits des citoyens "autochtones".

Cependant la domination coloniale reste entière, le mot "empire" est remplacé par "l’union française".

Les colonies deviennent des départements ou Territoires d’Outre Mer, les Protectorats : des "Etats associés".

Le vocabulaire change mais la réalité coloniale reste la même.

b) Les Britanniques :

Ils ont déjà vécus la transformation de leurs colonies "blanches" en DOMINIONS au sein du COMMONWEALTH (1931).

Les travaillistes au pouvoir, conscients de la diversité de l’empire et de la faiblesse du Royaume-Uni, reconnaissent le droit des peuples colonisés à la "SELF-DETERMINATION".

Ils espèrent sauver ainsi leurs intérêts économiques et diplomatiques en accordant une indépendance négociée par étapes ; seule condition : les anglais doivent rester maîtres du jeu.

3°) Un contexte international favorable

a) Attitude des Etats Unis

Le président Roosvelt revendique l’héritage de l’Indépendance américaine, ancienne colonie anglaise. Il veut "l’internationalisation des colonies" et leur émancipation sous contrôle de l’ONU.

1946 : les Etats Unis accordent en exemple, l’indépendance des Philippines.

Des objectifs économiques jouent un grand rôle dans cette attitude : les américains cherchent à prendre la place des pays colonisateurs européens au nom du "LIBRE-ECHANGE".

Un frein : la Guerre Froide qui peut faire basculer dans le camp soviétique des nationalismes indépendantistes, d’où par la suite des positions américaines souvent ambiguës.

b) Attitude de l’URSS

Elle se présente comme la champione de l’émancipation des peuples depuis la Révolution russe (égalité des droits, en théorie, pour les peuples non-russes).

Depuis 1920 elle encourage les alliances communistes locaux avec les bourgeoisies nationales.

1945 : elle préconise des négociations avec les métropoles.

1947 : avec l’aggravation des conflits locaux, le mouvement communiste international assimile toute lutte anticoloniale avec une lutte anti-impérialiste dans le cadre de la Guerre Froide ; à l’O.N.U., l’URSS soutiendra donc les luttes des peuples colonisés et armera certains mouvements.

c) Rôle important de l’O.N.U.

Les Etats latinos-américains avec les Etats arabe-asiatiques et les pays socialistes forment la majorité de l’Assemblée générale de l’ONU, ils s’opposent au "bloc colonial".

1948 : Le Conseil de tutelle de l’ONU prend en charge l’émancipation des anciennes colonies allemandes (divers mandats de la SDN) et des anciennes colonies italiennes (Libye, Somalie).

16/12/52 : l’Assemblée Générale proclame le droit des territoires non autonomes et sous tutelle à disposer d’eux-mêmes.

La lutte anticolonialiste se renforce malgré la guerre froide.

La montée des mouvements de libération nationale

1) Eveil des consciences nationales

Progrès après guerre des mouvements nationaux libérateurs, unificateurs et progressistes, souvent nés avant 1945 .

On y trouve : des élites urbaines, avocats, médecins, professeurs, officiers, religieux et des petits cadres plus populaires : petits fonctionnaires, militaires, anciens combattants, syndicalistes.

Des FRONTS NATIONAUX se constituent pour surmonter les divisions ethniques, religieuses ou sociales regroupant bourgeois, ouvriers et paysans.

Grand rôle de grands leaders charismatiques qui s’identifient à leur peuple (ex : BOURGUIBA, GANDHI, HO CHI MIN)

2) Différentes inspirations à tous ces mouvements

a) Inspirations des cultures traditionnelles :

La colonisation est une humiliation et une frustration de la culture traditionnelle des peuples dominés, face aux valeurs du colonisateur présentées comme supérieures car "civilisées" à cause de l’avance technologique !

D’où un retour vers le passé, les traditions, pour reconquérir une identité méprisée ; ex : L.S. SENGHOR qui revendique la reconnaissance des civilisations africaines avec la "NÉGRITUDE"

b) L'inspiration religieuse :

Force des religions surtout dans les campagnes, ex : Hindouisme (Inde), Bouddhisme (Asie), Animisme (Afrique Noire).

Dans les pays musulmans, l'ISLAM guide des mouvements religieux traditionalistes qui refusent le colonialisme à cause des valeurs religieuses différentes.

Dans les pays chrétiens les églises essaient de séparer évangélistaion et colonisation en développant des clergés et des liturgies autochtones.

A partie de 1946, les églises protestantes sont pour la décolonisation tandis que le Vatican reste très réservé.

b) L’inspiration nationaliste :

S’inspire des principes de la REVOLUTION FRANCAISE de 1789 : Droits de l’Homme, libertés individuelles et surtout Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Les idéaux de liberté et d’égalité sont retournés contre les colonisateurs.

Naissance de solidarités nouvelles entre peuples colonisés ou ex-colonisés : asiatique, arabisme (1945 : naissance de la ligue arabe au Caire), panafricanisme.

Pour des arabes laïcisés, on peut concilier Islam et modernisme.

d) L’inspiration socialiste :

Influence du marxisme indiscutable bien qu’inégale (plus forte d’abord en Asie, puis en Afrique).

Le marxisme combat l’impérialisme, il propose des alliances sociales et nationales, il donne des exemples de développement accélérés (réformes agraires, indépendance économique), il affirme (en théorie) des valeurs d’égalité et de progrès.

Souvent le nationalisme et le socialisme se mélangent pour les jeunes nations (ex : Viet Nam, Egypte, etc)

3) Des mouvements nationaux très divers :

a) Inde :

1885 : fondation du Parti du Congrès, grand rôle de GHANDI pour une "non-coopération non-violente"

1929 : NEHRU, exige l’indépendance totale de l’Inde. Les musulmans redoutent un pouvoir total des hindous, ils veulent un état musulman et sont appuyés par les anglais (selon le principe classique de "diviser pour mieux régner!")

1942 : Pendant la guerre, la pression japonaise fait monter le nationalisme, Londres propose le DOMINION qui est refusé par tous les indiens.

Après 1945 les anglais se résignent à l’idée d’indépendance.

b) Indonésie :

Opposition d’un Parti communiste indonésien anti-japonais (1942) et d’un Parti national indonésien dirigé par SOEKARNO qui administre le pays sous contrôle japonais, en 1945, après la défaite du Japon, il proclame l’indépendance refusée par les Pays-bas.

c) Indochine :

1930 : fondation du parti communiste indochinois

1941 : création du VIETMINH, ligue pour l’indépendance du VIET-NAM avec pour but de lutter contre les français et les japonais.

Pendant la guerre, des sectes politico-religieuses collaborent avec les japonais.

1945 : le 2 SEPTEMBRE, insurrection générale, HO CHI MINH proclame l’indépendance : refus de la France.

d) Moyen-Orient :

La France accorde l’indépendance à la Syrie et au Liban (sur pression du Royaume-Uni).

e) Afrique du Nord :

La France ne veut rien céder!

Tunisie : HABIB BOURGUIBA, leader du NEO-DESTOUR, combat les fascistes et les traditionalistes, il veut négocier l’indépendance du protectorat avec la France qui refuse et réprime.

Maroc : le roi Mohamed V veut s’appuyer sur les Etats-Unis pour obtenir le fin du protectorat, il fonde l’ISTIQLAL ou Parti de l’indépendance en 1944.

Algérie : divisions entre les courants nationalistes.

1937 : le P.P.A parti du Peuple Algérien, de MESSALI HADJ, envisage l’indépendance par un soulèvement.

1943 : le "manifeste du peuple algérien" de FERHAT ABBAS, plus modéré, envisage une autonomie.

1945 : manifestations nationalistes de SETIF, suivies des massacres de CONSTANTINE perpétrés par l’armée française (plusieurs milliers de morts)

(Suite voir cours sur la France)

f) Afrique Noire :

Deux attitudes opposées : les anglais favorisent la formation d’élites noires avec le HOME RULE, la France et la Belgique refusent et répriment, ce qui explique des formes de luttes différentes :

- manifestation de masse en Algérie, au Maroc et à Madagascar réprimées dans le sang.

- terrorisme :

  • pour obtenir l’ouverture de négociations : Birmanie, Tunisie, Kenya

  • pour basculer dans la guerre coloniale : Indonésie, Malaisie, Indochine, Algérie.

Dès 1945 l’Asie paraît plus proche de son émancipation coloniale que l’Afrique.

La décolonisation de l'asie (1945-1954)

1°) Les colonies anglaises : émancipation négociée.

Les anglais préfèrent renoncer à leur souveraineté politique pour mieux préserver leurs intérêts essentiels, pour cela ils proposent avec l’indépendance, l’association dans le COMMONWEALTH.

Le retrait anglais est facile mais souvent lourd de conséquence.

Ex : Août 1947, les affrontements entre hindouistes et musulmans entraînent le plan de partition proposé par lord Mountbatten, oncle de la reine et dernier vice-roi des Indes.

15 Août 1947 : création de deux états : l’UNION INDIENNE (à majorité hindouiste) et les deux PAKISTAN (à majorité musulmane) l’un à l’ouest de l’Inde, l’autre à l’est, séparés par deux mille kilomètres. Des millions de personnes affolées se déplacent pour rejoindre le pays conforme à leur religion, ce qui provoque des affrontements et des massacres.

CEYLAN : 1947 autonomie (self-government)

BIRMANIE : Londres accorde l’indépendance en janvier 1948.

MALAISIE : les intérêts anglais sont très importants (étain, caoutchouc, position stratégique) les Anglais jouent sur les divisions ethniques entre Indiens, Malais, Chinois ; et ils détachent en 1946 SINGAPOUR du reste de la Malaisie.

1948-1954 : guérilla très dure.

1957 : indépendance de la fédération malaise.

1958 : indépendance de Singapour.

Tous ces états (sauf la Birmanie) adhèrent au Commonwealth.

2°) INDONÉSIE :

Refus des Pays-Bas de reconnaître l’indépendance de la République indonésienne de Soekarno.

Fin 1945 : tentative de reconquête par les Pays-Bas.

1947-1948 : ils envahissent JAVA et SUMATRA et arrêtent les chefs nationalistes, mais échec de cette tentative car guérilla très dure, solidarité des autres pays asiatiques, condamnation de l’URSS, pression de l’ONU, et « bons offices » des américains.

27 Décembre 1949 : les Pays-bas remettent le pouvoir à Soekarno, président des Etats-Unis d’Indonésie.

1954 : fin de tous les intérêts néerlandais en Asie.

3°) L’INDOCHINE : une décolonisation tragique.

Après la défaite du Japon en 1945, retour de la France en indochine.

Le général LECLERC, réaliste, reconnaît la République du Vietnam dans le cadre de l’Union française.

L’amiral d’Argenlieu, poussé par les colons et la droite, décide de la création d’une République séparée en COCHINCHINE (le sud Vietnam) et il entreprend la reconquête du TONKIN (le nord).

19 Novembre 1946 : la marine française bombarde HAIPHONG, c’est le début de la guerre d’Indochine.

Les gouvernements français successifs refusent les offres de négociations d’HO CHI MINH.

Le VIETMINH (communistes nationalistes) mène une « guerre populaire » dirigée par le général GIAP.

Pour la contrer, les français cherchent à s’appuyer sur les nationalistes de droite anti-communistes en accordant à l’empereur BAO-DAI "l’indépendance du Vietnam" dans l’union française le 15 juin 1948.

Après la victoire des communistes en CHINE, et la guerre de COREE, l’Indochine entre dans la "guerre froide" et le CONTAINMENT américain anti-communiste.

Le Vietminh communiste reçoit l’appui militaire de la Chine et de l’URSS, tandis que la France et Bao-Dai reçoivent l’aide militaire et financière des Etats-Unis.

Le Vietminh accumule les succès et les "zones libérées" s’étendent. Avec la fin de la guerre de Corée, les Etats-Unis tentent de régler par la négociation le problème indochinois, la France poursuit la guerre jusqu’à la défaite humiliante de DIEN BIEN PHU où les troupes françaises sont obligées de capituler après une terrible bataille inutile.

Le nouveau gouvernement de Pierre Mendés France négocie les ACCORDS de GENÈVE, le 7 mai 1954 qui arrêtent la guerre le 21 juillet 1954.

Le VIETNAM est "provisoirement" coupé en deux Etats par le 17è parallèle (comme la Corée).

Les élections générales prévues pour préparer la réunification n’auront jamais lieu.

Création au nord de la République Démocratique du Vietnam présidée par HO CHI MINH, tandis qu’au sud les Américains remplacent les Français ; on s’achemine vers la guerre du VIETNAM.

BILAN : de 1934 à 1954, 17 états sont devenus indépendants dont 11 asiatiques et 5 au Moyen-Orient (Liban, Syrie, Jordanie, Libye, Israël).

La "décennie asiatique" caractérise bien la première étape de la décolonisation.

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